Stroumpf alors!

En me promenant dans la rue, le soir, je remarque disséminés sur le trottoir, un chapelet de bonbons schtroumpfs, privés à jamais de leur destin de bonbons, qui est d'être mangés.
Dans la rue, sur le trottoir, je ne les ramasserais pour rien au monde. Pourtant, certains ramassent des cigarettes qu'ils ont malencontreusement laissé tomber. Qui sait sur quoi elles sont tombées, des résidus de matières fécales, que la rotobrosse n'a pas pu enlever.
Chez moi, si je laisse tomber un bonbon par terre, dans ma chambre, je le ramasse sans réfléchir.
Venons-en aux toilettes. Vous arrive-t-il, dans un lieu public de couvrir la lunette de PQ pour éviter de rentrer en contact avec celle-ci que vous soupçonnez couverte de germes? Le feriez-vous chez un ami qui vous invite à dîner?
Faites-vous partie des gens qui préfèrent tirer la chasse d'eau en tirant le plus haut possible sur la chaîne, ou en employant un bout de PQ pour vous protéger?
Poussez-vous la porte en évitant de toucher la poignée? Ne pensez vous pas que tout le monde fait comme vous, ce qui réduit vos efforts à néant?
Tout cela pour dire que l'hygiène, à défaut d'être une possibilité concrète permise par des moyens architecturaux (tapis désinfectants, salle de toilettes à chicane et sans portes, robinets infrarouges), reste une préoccupation constante chez chacun de nous, et chacun de nous, par des gestes conjuratoires essaye d'éviter toute contamination. Cependant, à certains moments, la logique nous quitte totalement.
La rue finalement ne serait-elle pas plus propre que nos logis?